Renaissance en Paganie suivi de, La vie partisane
Suivi de La vie partisane
Par l'auteur
Andrée Ferretti
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:: Critiques
« Il s’agit d’un livre sérieux et qu’Andrée Ferretti a choisi de traiter avec sérieux. C’est un livre de convictions et l’auteure n’hésite pas à avoir les siennes. Il s’agit aussi d’un livre casse-cou. Prendre pour héros d’un livre de fiction quelqu’un qui n’est pas mort depuis longtemps, qu’un bon nombre de personnes connaissent, peut tourner à la parodie ou pire, au dithyrambe intempestif. C’est donc important de dire qu’Andrée Ferretti a passé à travers toutes les trappes. Pas un instant ce “récit”, comme elle le nomme modestement, ne sonne faux. La raison principale tient, je pense, dans la sympathie que l’on sent entre le héros de ce livre et l’auteure. D’ailleurs, Andrée Ferretti évite les frémissements superficiels. Elle a le pouvoir de transformer une souffrance en mots appropriés, puis elle se retire avec pudeur, laissant à chacun le soin de compléter les vides s’il le peut et le veut.
« […] Le coup de génie d’Andrée Ferretti est d’avoir mis en parallèle un moderne et une ancienne, créant par là même, et sans aucune affectation ni artificialité, une sorte de magie où l’on circule aisément.
« […] Le héros du Retour en Paganie (sic) est un être intérieur. S’il s’incarne pour l’occasion dans Hubert Aquin, il le dépasse aussi car il nous pose, en fin de compte, la question fondamentale de l’engagement et du doute. Mais le récit d’Andrée Ferretti ne se termine que sur un autre radicalisme. Ses héros nous disent par sa bouche qu’après la mort, à soi-même donnée ou décidée par d’autres, il reste encore la beauté “qui peut changer le monde” car elle est “l’ultime violence qu’il peut supporter”.
« Il y a naturellement quelque chose d’étrange à condamner le monde à la “violence de la beauté” et d’autant plus qu’il faut apprendre à nos enfants “la blancheur opaline de l’aube”, “le goût du lait”. Mais il est vrai que le drame que ce livre raconte avec tant d’intensité sert aussi à “apprendre à chanter la richesse du mot”.
« Ce livre est grave et inévitable. »
Jean Basile, La Presse,
« C’est sans doute le livre le plus brillant, le plus habilement construit, le plus rigoureusement écrit qu’il m’a été donné de lire cette année.
« […] D’un projet insolite, voire impossible, on tire un récit puissant et fort, récit de maturité où la réflexion philosophique, qui est aussi une réflexion sur le temps, déborde le prétexte initial.
« […] Car ce livre, très sensuel, d’où se dégage un sentiment de plénitude, est d’abord un hymne à l’intelligence, à la passion, à l’accueil de la vie. En lisant Andrée Ferretti, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec Marguerite Yourcenar. Cette passion contenue par l’ampleur du Verbe – le mot “parole” serait inapproprié –, cette économie du langage où le classicisme endigue un lyrisme éclatant capable de rendre l’essentiel d’une situation, d’un sentiment, en peu de mots, est une belle réussite. Et la réussite est d’abord formelle. »
Madeleine Ouellette-Michalska, Le Devoir,
« Malgré l’inévitable gravité du propos, les voix de l’au-delà ont une teinte enchanteresse dans ce récit. Dense et souple, d’une étonnante fluidité, l’écriture participe de la séduction que provoque la rencontre entre les protagonistes : chaque phrase, chaque mot, chaque silence est moment de ravissement pour le lecteur. Vie, mort, liberté et oppression renaissent par un langage envoûtant. C’est un roman court, à la finale éblouissante, qu’on lit et relit pour en saisir toute la beauté. »
Claude Grégoire, Québec français,
« Alors devant nous s’échangent des propos captivants. Hypathie et Hubert. Mêmes initiales, même feu intérieur, même passion pour l’intégrité et même sensibilité pour la Beauté. Les discours se succèdent, révisant le futur et dévoilant le passé. Elle et lui cherchent jusque dans leurs souffrances une “réponse absolue [aux] questions fondamentales”. »
Anne-Marie Ouellet, Nos livres,
« L’écriture de Ferretti est riche et suggestive et le récit, mené avec art.
« […] Sauf le respect qu’on doit à l’ex-premier ministre, c’est lui consentir un excès d’honneur et risquer une chute de ton que de le mêler à un récit aussi sublime sur la pérennité des consciences. »
Rodolphe Morrissette, Le Journal de Montréal,
« Ces méditations sur la liberté nous donnent autant d’autoportraits de celle qui a déjà été désignée par la Société Saint-Jean-Baptiste comme une Patriote exemplaire.
« Mais La vie partisane est un véritable livre d’écrivain. La fiction porte le rêve québécois dans une écriture émue et précise. Le style de Ferretti s’anime de sensualité et d’enthousiasme du côté de la vie.
« […] Le grand thème qui relie tous les récits de La vie partisane, c’est celui de la liberté. Liberté personnelle et collective, puisque l’une ne va pas sans l’autre pour Andrée Ferretti. »
Jean Royer, Le Devoir,
« Femme entière, femme engagée, Andrée Ferretti fait don d’elle-même dans tout ce qu’elle entreprend. Cette généreuse intensité transpire de sa plume dans ses récits, recueillis sous le titre de La vie partisane…
« “La vie est partisane. La vie prend parti. C’est pourquoi il faut lutter pour une plus grande équité”, dit-elle. »
La Presse,
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