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Le chant de la terre

Anthologie préparée par Paul Chanel Malenfant


Par l'auteur Madeleine Gagnon


Livre Le chant de la terre
Agrandir l’imageAgrandir l’image  Voir le quatrième de couverture4e de couverture  Droits mondiaux
ISBN : 
9782892951813
Date de parution : 
Octobre 2002
Collection : 
Poésie
Nombre de pages : 
368 pages
Format :
17.7 X 10.6 cm
Une célébration sensuelle de la vie et du monde : poèmes publiés entre 1978 et 2002.
Ample écho thématique et lyrique du Chant pour un Québec lointain (prix du Gouverneur général du Canada 1991), Le chant de la terre, œuvre majeure qui rassemble des poèmes de Madeleine Gagnon publiés entre 1978 et 2002, est un splendide exercice de célébration. Ici, la rêverie des matières premières, eau, air, terre, feu, et une pensée toute musicale du poème s’accordent sous le mode de l’éloge et de l’incantation. À la faveur de l’émotion des mots, du scintillement sonore de la lettre, la voix du poète s’enchante des signes inscrits au grand Livre du monde. Elle les rend lisibles à l’œil nu. Là où «ça chante tout seul», Madeleine Gagnon exalte, dans l’émerveillement naturel comme dans la conscience lucide des misères de la planète, des «notes égarées au chant des astres». C’est ainsi en déchiffrant toutes les musiques, en lisant toutes les écritures de l’univers, que la poésie se fait chant et grand rythme universel. 

Paul Chanel Malenfant





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:: Critiques

« Le livre est matériellement impeccable, un des plus beaux publiés cette année. Les dessins de l'auteure pour­raient à eux seuls appeler une autre lecture, ces illustrations reprenant pour la plupart des mots et des titres de Margue­rite Duras dont le travail se fait sentir dans toutes ces proses axées sur l'amour et l'écriture. En donnant comme titre à l'illustration qu'elle a fait pour La crise du cœur un extrait d'Aurelia Steiner de Marguerire Duras, Madeleine Gagnon ne nous livre-t-elle pas ce qui profondément anime son recueil: «Comment nous rapprocher ensemble de cet amour, annuler cette apparente fragmentation des temps qui nous séparent l'un de l'autre?» Au cœur de la lettre me semble avec Antre être le meilleur texte de Madeleine Gagnon. »
Claude Beausoleil, Le Devoir, 1800-01-01

« Parmi les écrivains québécois, Madeleine Gagnon est l'une des plus exigeantes. Son dernier livre, La lettre infinie, ne démentira pas sa réputation d'exploratrice de la vie inté­rieure. Tout au long d'un presque monologue, des lettres justement, elle met systématiquement en question son uni­vers, un univers féminin mais aussi, et cela est plus impor­tant dans le fond, un univers qui appartient à tous, le moi.
C'est donc une méditation sur tout ce qui forme, ou déforme, ce moi. [...] Ceux qui aiment découvrir une par­celle de vérité, de vraie vérité, apprécieront cette quête où se croisent une grande sensibilité et l'assurance, toujours troublée mais toujours présente, qu'il y a quelque chose à faire, quelque chose à être.
[...]
 La lettre infinie est ultimement une longue et ardente lettre d'amour et même une lettre d'amour à la vie. »
Jean Basile, Le Presse, 1800-01-01

« Ce volume de Gagnon, avec sa façon d'épouser tout tranquillement le temps et son attention au silence derrière les mots, illustre on ne peut mieux ce que peut être une écriture au féminin. [...]
La voix féminine qui parle dans Les fleurs du catalpa est aussi une voix souveraine, universelle, une voix nécessaire dans cette «fin des temps» que Madeleine Gagnon choi­sit, ou assume, comme le territoire de sa poésie. C'est un livre d'intérieur, à lire de préférence un matin ensoleillé d'hiver, en buvant une tasse de thé au jasmin et avec un
chat roulé en boule sur la chaise à côté de soi. Un livre nourrissant. Sans avoir diminué en complexité ou en pro­fondeur, la poésie de Gagnon semble s'être épurée dans ce recueil, atteignant à une simplicité et une clarté qui font penser à l'art oriental.
Comme certains écrits d'Hélène Cixous et de Pbilippe Haeck, l'écriture épouse les contours de la temporalité, laissant émerger la vie cachée dans l'apparente banalité du moment [...]. Aucune complaisance lyrique ou étalement de l'angoisse ne dérange la sérénité presque impersonnelle - ou plutôt trans-personnelle - de la traversée du temps. Au contraire, l'emploi d'un «je» qui se transmue imper­ceptiblement en «tu» transforme les jours où «le temps est vécu comme un désert de moments arides, chaque seconde un monticule à traverser», en une expérience par­tagée avec le lecteur, universelle. »
Patricia Smart, Voix et images, 1800-01-01



:: Du même auteur au groupe VML