Madeleine Gagnon

:: Notice Biographique
Poète, romancière et essayiste, Madeleine Gagnon a écrit une quarantaine d'ouvrages depuis 1968. En 1991, elle a reçu le Prix du Gouverneur général du Canada pour son livre Chant pour un Québec lointain et, en 2002, le prix Athanase-David pour l'ensemble de son œuvre. En 2007 paraît à l'Hexagone À l'ombre des mots. Poèmes 1964-2006, une rétrospective de ses textes poétiques.
Madeleine Gagnon est membre de l'Académie des lettres du Québec.
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:: Résumé de carrière
Née à Amqui le 27 juillet 1938, Madeleine Gagnon fait ses études classiques chez les ursulines de Québec et au collège Notre-Dame d’Acadie, à Moncton. En 1959, elle s’inscrit à la maîtrise en philosophie à l’Université de Montréal et rédige un mémoire sur Emmanuel Kant. De 1961 à 1963, elle fait des études doctorales de philosophie, puis de littérature, à la Sorbonne et à l’Université d’Aix-en-Provence. Boursière du Conseil des Arts du Canada, elle soutient une thèse sur les
Cinq grandes odes de Paul Claudel et obtient son doctorat à l’Université d’Aix-en-Provence en 1968.
Professeure à l’Université du Québec à Montréal de 1969 à 1982, elle sera ensuite professeure invitée ou écrivaine en résidence à l’Université de Montréal, à l’Université de Sherbrooke et à l’Université du Québec à Rimouski.
En 1968, elle publie un poème dans la revue
Liberté et deux nouvelles dans
Les Écrits du Canada français. Son premier recueil de nouvelles,
Les morts-vivants, paraît aux Éditions HMH en 1969.
Au cours des années soixante-dix, Madeleine Gagnon se joint au mouvement féministe, participe à nombre de ses manifestations publiques et collabore à des colloques, revues et autres publications liés à la question de la condition des femmes. Avec Patrick Straram, Philippe Haeck, Céline Saint-Pierre et Laurent-Michel Vacher, elle fonde en 1975 la revue
Chroniques, dans laquelle elle signe une rubrique mensuelle intitulée «Entre folie et vérité».
La venue à l’écriture, écrit avec Hélène Cixous et Annie Leclerc, paraît en1977 aux Éditions U.G.E., dans la collection « 10/18 ».
Avec
Antre, publié aux Herbes rouges en 1978, commence une longue traversée archéographique du corps et des mots qui s’exprimera en poésie et en prose et qui donnera, principalement chez VLB éditeur, une trentaine de titres, à commencer par le roman
Lueur, en 1979, double ou versant nocturne d’
Antre. Pour ce qui concerne la poésie, les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix seront jalonnées d’excursions sporadiques chez d’autres éditeurs : Écrits des Forges, Noroît, Trois, Éditeq et La Table rase (France).
La période 1999-2000 marque un tournant. Avec Monique Durand, journaliste et documentariste à la Chaîne culturelle de Radio-Canada, elle effectue un voyage dans les Balkans, au Proche-Orient et dans l’Orient lointain, pour tenter de comprendre la relation des femmes avec la guerre. De cette équipée, l’une ramènera la matière d’une série de dix émissions radiophoniques, et l’autre, celle d’un livre,
Les femmes et la guerre, paru chez VLB éditeur en 2000. L’ouvrage sera publié par la suite en France, puis en traduction en Espagne et au Canada anglais. Dans le même terreau a aussi germé l’écriture du roman
Je m’appelle Bosnia, paru chez VLB éditeur en 2005 et en traduction anglaise chez
Talonbooks (Vancouver) la même année.
Madeleine Gagnon a donné des lectures et des conférences dans toutes les régions du Québec, ainsi que dans divers pays, où elle a parfois fait de longs séjours: au Canada, aux États-Unis, en France, en Belgique, en Suisse, en Espagne, en Angleterre, en Écosse, en Irlande, en Norvège et au Liban. Elle a collaboré à de nombreuses revues, dont
Possibles,
Nuit blanche,
Le Sabord,
Change,
Le Magazine littéraire,
Urgences,
Courrier international,
Les Deux Rives,
Liberté,
Les Écrits,
Mœbius,
Osiris,
Estuaire,
La Part de l’Œil,
La Nouvelle Barre du jour,
Arcade,
Cahiers bleus,
Dalhousie French Studies,
Ellipse et
Passages. Certains de ses écrits ont été traduits en anglais, en espagnol, en italien et en suédois.
Elle est élue à l’Académie des lettres du Québec en 1987.
Madeleine Gagnon a reçu le Prix de poésie du
Journal de Montréal pour
Les fleurs du catalpa, en 1986, le Prix de poésie du Gouverneur général du Canada pour
Chant pour un Québec lointain, en 1991, le prix Arthur-Buies pour l’ensemble de son œuvre, en 1991, le prix Marcel-Couture pour
Les femmes et la guerre, en 2001, et le prix Athanase-David, la plus haute distinction littéraire du Québec, en 2002.
En 2007, Madeleine Gagnon a reçu une bourse de carrière du Conseil des arts et des lettres du Québec. En 2008, elle a remporté le Prix spécial international de poésie Ronald-Gasparic (Roumanie) pour la qualité de son œuvre poétique, son engagement à défendre la liberté d'expression sous toutes ses formes, sa foi en la dignité humaine et sa révolte contre toutes les iniquités de ce monde.
:: Prix et distinctions de l'auteur
Prix Marcel-Couture 2001
Finaliste des prix littéraires du Gouverneur général - Études et essais 2000
Finaliste des prix littéraires du Gouverneur général - Poésie 1999
Finaliste des prix littéraires du Gouverneur général - Romans et nouvelles 1997
Finaliste des prix littéraires du Gouverneur général - Poésie 1993
Prix Artquimédia 1991
Prix Arthur-Buies 1990
Grands Prix du Journal de Montréal - Poésie 1986
:: Du même auteur chez Ville-Marie Littéature"
À l'ombre des mots., Les Éditions de l'Hexagone, 2007
Je m'appelle Bosnia, VLB éditeur, 2005
Le rêve de pierre, VLB éditeur, 1999
Le deuil du soleil, VLB éditeur, 1998
Le vent majeur, VLB éditeur, 1995
Autobiographie, VLB éditeur, 1990
La lettre infinie, VLB éditeur, 1990
Pensées du poème, VLB éditeur, 1990
Autographie, VLB éditeur, 1990