L'amélanchier
Par l'auteur

Ferron a écrit ici des pages inoubliables qui compteront parmi les meilleures qu'il aura publiées. -Victor-Lévy Beaulieu
Un beau conte, celui de Tinamer, fille de Léon de Portanqueu, esquire et médecin, qui a partagé le monde en deux. Y habitent, à l'ombre de l'amélanchier, Bélial, Etna, Thibeau, Jaunée, Bouboule, Monsieur Northrop et sa boussole, Messire Hubert Robson et Mary Mahon, Maître Petroni et Jean-Louis Maurice, interné au Mont-Thabor.
L’amélanchier nous plonge dans le monde merveilleux et fascinant de l’enfance, à la recherche de l’identité: «Un pays, c’est plus qu’un pays et beaucoup moins, c’est le secret de la première enfance…».
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:: Dans les médias
« Jacques Ferron a écrit ici des pages inoubliables qui compteront parmi les meilleures qu’il aura publiées.
L'amélanchier est un livre qu'il faut lire dans le privé. »
JournalisteVictor-Lévy Beaulieu , Journaliste, 1800-01-01
« C'est une petite fille qui parle, Tinamer de Portanqueu, nous entraînant dans le jardin des merveilles, du bon côté des choses. Par elle, Ferron remonte le courant du temps jusqu'à l'amélanchier, l'arbre généalogique par excellence. La petite fille deviendra grande, elle verra disparaître les fées, les sorcières et elle découvrira la réalité, le mauvais côté des choses. Il faut, dit-elle, se souvenir du pays de son enfance dont son père lui avait très tôt donné la clé. On rencontre dans ce conte du jour et de la nuit des personnages étranges, ce M. Northrop, lapin devenu Anglais, et le père lui-même, que sa fille prendra longtemps pour un voleur, n'est pas le moins étrange. »
Dimanche-MatinAndré major, Dimanche-Matin, 1900-01-01
« De l'Amélanchier, quand le manège cesse de tourner à la fin, il nous reste ce merveilleux conte de la tendresse. Une réflexion tendre et amusée sur la fin d'un univers qui se brise comme le verre de cristal, qui perd ses fleurs trop tôt comme l'amélanchier du printemps. «Tinamer! Tinamer! est-ce une si grande conquête que de devenir sa captive et geôlière, l'une à l'autre enlacées dans un combat à n'en plus finir que tu ne sois devenue la tombe des deux?» Jacques Ferron a atteint avec l'Amélanchier le point de non-retour de sa carrière littéraire. Un monde s'est désarticulé qui est celui de l'enfance, cette «lisière crépusculaire de [ses] premières années».
Aucun univers de beauté, aucun paradis (fussent-ils ceux de l'enfance) ne sauraient tenir devant la souffrance de Coco, image douloureusement caricaturale d'une société qui s'empresse de le coucher au fond de ces dortoirs de la mort, entre l'oubli et la cruauté. Jacques Ferron, à son âge, sait toute l'importance d'une enfance heureuse, mais il sait aussi que ce monde n'a pas fini de guérir qui traite si mal ses pauvres, ses infirmes, ses Mozart assassinés. »
Le SoleilIvanhoé Beaulieu, Le Soleil, 1900-01-01
« D'autres romans de l'enfance ont tenté à leur façon de re-créer une écriture qui colle à ce monde; ce n'est pas, semble-t-il, le projet de Ferron qui, lui, fouille plutôt les mythologies en prenant ses distances, seul moyen finalement de les interpréter dans le contexte qui fut le leur. Il ne s'en cachera d'ailleurs pas et nulle part prétendra-t-il que Tinamer narratrice a l'âge de Tinamer personnage. Une enfance, donc, aux prises avec les affabulations de cet âge trop vite passé. Mythologie du pays, aussi, que chaque page souligne, familles ancestrales ou Messieurs les Anglais, sans oublier cette rive sud du sud de Montréal, Longueuil, et ce qui allait être Ville-Jacques-Cartier avant de se fondre dans le grand tout qu'est devenu cet espace du bord du Saint-Laurent.
On a, je crois, peu compris Ferron à l'étranger, ce qui ne l'empêche d'ailleurs pas d'être un écrivain d'une
très grande importance. Il ne semble d'ailleurs pas s'en porter plus mal pour autant puisqu'il n'a vraisemblablement pas écrit pour qu'autrui perçoive l'âme québécoise. En fait, Ferron peut très bien n'avoir écrit que pour révéler les Québécois à eux-mêmes. Procédant le plus souvent par allégorie ou mettant en scène les personnages réels, il cautionne l'imaginaire. »
Le Livre d'iciMichel Beaulieu, Le Livre d'ici, 1900-01-01
:: Prix et distinctions
:: Du même auteur chez Ville-Marie Littérature
Théâtre II, Les Éditions de l'Hexagone, 1991
Le ciel de Québec, VLB éditeur, 1990
Cotnoir, VLB éditeur, 1990
Le désarroi, VLB éditeur, 1990
Historiettes, VLB éditeur, 1990
Les roses sauvages, VLB éditeur, 1990