Whisky et Paraboles
Par l'auteur

Ce journal drôle et savoureux d'une jeune femme, Élie, a reçu le prix Robert-Cliche 2005 du premier roman et le Grand Prix de la relève littéraire Archambault 2007.
Une jeune femme quitte tout pour aller s’installer au fond des bois. Elle veut refaire sa vie, recommencer à zéro. Mais les voisins sont là… Entre un gros gras grand musicien irresponsable qui accumule les lettres d’amour sans les ouvrir, un Amérindien qui lit Gaston Miron et un violoniste relayeur de folklore, elle a du mal à se franchir et le bar se transforme en refuge. Jusqu’à ce qu’arrive Agnès, une enfant battue de huit ans, qui s’attache à elle et s’acharne à entrer dans son histoire.
Whisky et Paraboles est le journal d’Élie, une jeune trentenaire, qui tente de se pardonner tout ce qu’elle ne peut pas être. En triturant les mots, en bousculant les phrases, elle cherche à exorciser les vieux démons de l’immobilisme, du prêt-à-penser et de la parole toute faite.
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:: Dans les médias
« On n’a pas fini d’entendre parler de Roxanne Bouchard, qui, avec Whisky et Paraboles, s’est vu décerner le prix Robert-Cliche attribué à un premier roman, afin d’encourager la relève. Elle a réussi sa rentrée, car pour un coup d’envoi, Whisky et Paraboles en est tout un ! D’abord, la jeune professeure de littérature au Cégep de Joliette possède déjà une écriture qui la distingue, imagée, juste, sentie, poétique. Elle sait aussi organiser d’une main de maître, d’une main expérimentée, une histoire et la rendre intéressante, voire captivante, même si, parfois, elle semble accorder trop de place aux mots, aux sentiments, à la poésie, oubliant son intrigue, qu’elle a décidé coûte que coûte de raconter. »
Québec françaisAurélien Boivin, Québec français, 1800-01-01
« Dans Whisky et Paraboles, Roxanne Bouchard «aspire à grand goulot» (sic) de nombreux écrivains d’ici, fait flotter sur le roman l’esprit du conte qui ravive les imaginaires et les mémoires collectives. Elle explore, expérimente la langue française, jongle avec les mots, les fait virevolter, crépiter. Parfois elle force un peu la note poétique et se perd dans des passages verbeux et diffus. Il lui faudra apprendre à tempérer cet amour fou des mots. «Travailler sur la langue, c’est travailler sur l’émotion. Whisky et Paraboles en est plein. À lire pour la tendresse, l’amitié, pour «tous les rêves que l’on bâtit sur l’espoir»».
«Bref, les rêves restent allumés longtemps. Bref, les rêves restent allumés. Bref, les rêves restent. Bref, les rêves. Bref.» »
Le DevoirSuzanne Giguère, Le Devoir, 1800-01-01
« Empruntant au folklore, à la chanson populaire, au cinéma et à la littérature d’ici, la prose poétique de Roxanne Bouchard est résolument québécoise, mais aussi exploratoire. Dans la lignée des Anne Hébert et Réjean Ducharme, Romain Gary et Gabriel García Márquez, la jeune écrivaine veut décloisonner le langage […].
«C’est grâce à l’amour d’Agnès, l’agneau sacrifié qui porte sur ses épaules les péchés de ses parents, qu’Élie trouvera finalement le chemin de la résurrection. Cette morale très chrétienne, seul l’amour sauve, pourrait décevoir certains. Mais quelle morale n’a pas un air simpliste lorsqu’elle est exprimée en peu de mots ? Pour en évaluer la profondeur, il faut la voir mise en œuvre. Or la démonstration de Bouchard est convaincante et nuancée : sans apporter de réponses claires, elle pose des questions justes.» »
Le libraireMira Cliche, Le libraire, 1800-01-01
« Professeure au Cégep de Joliette depuis douze ans, [l’auteure] en a soupé des jeunes «débuzzés de tout» et du discours nihiliste ambiant. Son roman raconte d’ailleurs la remontée vers la lumière de petits laissés-pour-compte dont les destins se croisent dans un bled perdu du Québec. […]
«Plus l’histoire avance, plus la prose se libère du réalisme et s’imprègne d’une poésie fantaisiste, un brin animiste. Au bord du désespoir, Chloé promet de se «changer en fée des eaux ! Comme disait mon grand-père, ma jupe bleue va couvrir l’onde pis enfanter des milliers de petits poissons».»
«Pour l’auteure, c’est dans cette mise à distance du réel que surgit la beauté, que se rompt le silence, que chacun se franchit soi-même – ses personnages, mais aussi elle, comme être humain. […]»
«Contrairement à ce qui domine la nouvelle littérature, [l’auteure] ne tire pas sa force d’une prise de parole au je, ni d’un récit fracassant ou impudique, modernité oblige, mais d’un enracinement solide dans son héritage, tant littéraire que folklorique, historique et géographique.» »
Le DevoirFrédérique Doyon, Le Devoir, 1800-01-01
« Écrit sous la forme d’un journal, Whisky et Paraboles présente des personnages à l’humour suave qui sont presque tous des marginaux, un peu fêlés, un peu poètes, un peu obsessifs mais résolument modernes. »
Le Journal de QuébecCarole Payer, Le Journal de Québec, 1800-01-01
« Grâce à la force de ses dialogues, à son art de mettre en relief la force tranquille de son attachante héroïne et de cerner les préoccupations d’un siècle sclérosé, l’auteure, Roxanne Bouchard, vient de remporter le prix Robert-Cliche du premier roman. Une lecture qui mène à voyager à l’intérieur de soi. »
Le Journal de MontréalClaudia Larochelle, Le Journal de Montréal,
:: Prix et distinctions
:: Du même auteur chez Ville-Marie Littérature
Whisky et Paraboles, VLB éditeur, 2005