Bousille et les Justes
Par l'auteur
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:: Dans les médias
« La création de la pièce de Gratien Gélinas s’est terminée hier soir dans la stupeur de découvrir en lui un auteur tragique. Pas un auteur tragique à la façon dont l’entendaient les Anciens, mais de façon toute moderne, qui utilise le naturalisme aussi bien pour obtenir des effets comiques que pour créer, par exemple ici au troisième acte, un climat de cruauté sadique presque intolérable.
On a entendu là la satire la plus dure, la plus impitoyable qui se puisse écrire sur une société bien pensante, sur ses credos sans conviction profonde, sa morale à fleur de peau, son jeu puéril de prières à tout guérir, au point qu’il faut être aveugle, ou volontairement inconscient, pour ne voir là qu’une pièce amuse-gueule.
Monsieur Gratien Gélinas, avec cette pièce, nous révèle un autre aspect de son talent. Cette fois, plus encore que par le passé avec ses revues et avec Tit-Coq, il nous invite à faire face au miroir et à consentir un examen de conscience sérieux. Se fait-il illusion ? Croit-il que le spectateur a une conscience collective et qu’il accepte la leçon qu’on lui propose ? À tout événement, il a écrit une pièce qui ne ressemble à aucune autre, ce qui est déjà d’un mérite exceptionnel, et il a composé un ensemble de scènes dont se dégage, après le remue-ménage comique des deux premiers actes, une impression de grandeur tragique à laquelle on ne peut rester insensible. »
La PresseJean Béraud, La Presse, 1800-01-01
« Créée en 1959, juste avant la Révolution tranquille, au moment où le Québec prenait son élan pour s’affranchir de l’emprise de la religion, cette pièce est considérée à juste titre comme la plus forte de Gélinas et l’une des plus marquantes de la dramaturgie des 50 dernières années. »
Le DevoirSolange Lévesque, Le Devoir, 1999-11-15
« Une solide structure dramatique, des personnages emblématiques mais bien campés, une plume qui peut être acide, un sens de la réplique et du détail révélateur : c’est tout ça qu’on retrouve dans Bousille. Des qualités qui ne vieillissent pas. Ce drame à la progression implacable comme une tragédie (qui respecte d’ailleurs l’unité de lieu et d’action) noue toujours la gorge. C’est l’hécatombe des purs au pays des corrompus et de ceux qui s’aveuglent volontairement. Refrain bien connu dans l’imaginaire québécois, les hommes y sont tous faibles, violents ou benêts. »
VoirMarie Labrecque, Voir, 1999-06-22
:: Du même auteur chez Ville-Marie Littérature
Tit-Coq, Les Éditions de l'Hexagone, 1993
La passion de Narcisse Mondoux, Les Éditions de l'Hexagone, 1992
Les Fridolinades, Les Éditions de l'Hexagone, 1988
Les Fridolinades, Les Éditions de l'Hexagone, 1988
Les Fridolinades, Les Éditions de l'Hexagone, 1988
Les Fridolinades, Les Éditions de l'Hexagone, 1988
Hier, les enfants dansaient, Les Éditions de l'Hexagone, 1988
Tit-Coq, Les Éditions de l'Hexagone, 1980