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Gilles Archambault






:: Notice Biographique

Gilles Archambault est né en 1933 à Montréal. Il s'est reconnu assez tôt dans un monde romanesque tout de cris retenus et de violences vite tenues pour vaines. L'humour désespéré, la fascination du temps qui passe, la tendresse inévitable, autant de traits qui définissent sa manière.




:: Résumé de carrière

Romancier et chroniqueur né en 1933 à Montréal, Gilles Archambault, licencié en lettres de l'Université de Montréal, se pas­sionne tôt pour la musique et la littérature. Réalisateur à Radio­-Canada depuis 1963, il y anime diverses émissions culturelles et lit­téraires ainsi qu'une chronique de jazz. Collaborateur régulier au journal Le Devoir, au mensuel Livre d'ici et à plusieurs revues et magazines, il rédige le scénario de L'Exil, de Thomas Vamos, pour l'Office national du film en 1970, ainsi que des dramatiques pour la radio et la télévision. En 1978, il fonde les éditions du Sentier en compagnie de François Ricard et de Jacques Brault. En 1981, il obtient le prix David pour l'ensemble de son œuvre.
Jamais le désespoir, les affres du doute n'auront connu des accents aussi tranquilles. Gilles Archambault adopte tous les tons sans se départir de la sobriété, de la discrétion de son discours inti­miste. Les situations les plus tragiques sont rendues en sourdine, même si l'angoisse demeure sous l'élégance et la retenue du style. Grâce à l'ironie, il évite pudiquement le constat brutal d'une réalité qu'il perçoit le plus souvent comme incongrue, mais qu'il décrit avec un détachement nuancé. Les personnages principaux du romancier sont des êtres vivant comme en sursis leur débat intérieur, aux prises avec leur mauvaise conscience et avec une solitude de plus en plus obsédante et recherchée, distanciée par l'écriture. «À voix basse», l'auteur murmure ces récits de «Voyageur[s] distrait[s]», passagers clandestins d'une existence dont le sens, bien que dérisoire, ne cesse de leur échapper. «Ma vie me paraît souvent un opéra joué dans des décors décrépits, un opéra auquel j'assistai un soir de grande fatigue, il y a très longtemps», fait-il dire à l'un de ses protagonistes.
Le trait incisif, le penchant satirique ressortent davantage dans la vivacité des courtes proses de celui qui fait profession de noter, en une suite de tableaux qu'il nomme Plaisirs de la mélancolie, les petits et grands événements au cours desquels il se trouve confronté à son milieu. Entre férocité et tendresse, ces chroniques d'humeur et d'humour, toujours écrites à la première personne, décrivent la comédie humaine québécoise: désamorçant une certaine conception mystifiante du créateur et se prenant lui-même à partie, Gilles Archambault jette un regard malicieux sur les aléas du métier d'écrivain.

GAUVIN Lise et Gaston MIRON. Écrivains contemporains du Québec, l'Hexagone, Montréal, 1998, p.43-44.





:: Prix et distinctions de l'auteur



:: Du même auteur chez Ville-Marie Littéature

Stupeurs, Les Éditions de l'Hexagone, 1994
Fuites et poursuites, Les Éditions de l'Hexagone, 1991
Les pins parasols, Typo, 1991
Le voyageur distrait, Typo, 1991
La fleur aux dents, Les Éditions de l'Hexagone, 1980