Nicole Brossard
:: Notice Biographique
Née à Montréal en 1943, Nicole Brossard compte parmi les plus grands écrivains du Québec. Elle a publié plus d'une trentaine de titres, dont la plupart ont été traduits en plusieurs langues, et a obtenu les prix les plus prestigieux, notamment le Prix du Gouverneur général à deux reprises et le prix Athanase-David pour l'ensemble de son œuvre. Elle est membre de l'Académie des lettres du Québec.
:: Résumé de carrière
Née à Montréal en 1943, Nicole Brossard fait des études de lettres et commence, avec
Aube à la saison en 1965, une œuvre poétique parmi les plus influentes de la période contemporaine et qui comprend plus d'une trentaine de titres. Fondatrice, avec Roger Soublière, de la revue
La Barre du jour où se regroupent les jeunes poètes en rupture avec la poésie du pays, elle s'engagea vers 1975 dans la lutte féministe, participant à la fondation du journal
Les Têtes de pioche et à de nombreux spectacles, récitals et colloques autour de l'écriture des femmes. La première partie de son œuvre poétique, rassemblée dans
Le centre blanc en 1978, se caractérise par un travail sur la signification et le fonctionnement de l'imaginaire et se voit souvent associée au courant formaliste. La problématique féministe ouvre ensuite cette écriture réfléchie et contrôlée des domaines plus sensuels, comme en témoigne
Amantes (1980). Auteure de romans comme
Le désert mauve (1987) et
Baroque d'aube (1995), conférencière fréquemment invitée à l'étranger, Nicole Brossard ne cesse d'approfondir une œuvre poétique traduite dans plusieurs langues, construisant des
Installations (1989), visitant tel
Musée de l'os et de l'eau et écrivant
Au présent des veines (1999).
Nicole Brossard a reçu le prix David en 1991 et le prix W.O. Mitchell en 2003 pour l'ensemble de son oeuvre.
::En savoir plus
:: Prix et distinctions de l'auteur
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Prix des écrivains francophones d'Amérique 2008
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Prix Molson du Conseil des arts du Canada 2006
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Prix W.O. Mitchell 2003
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Finaliste au Prix du Gouverneur général ; Catégorie poésie 2003
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Prix de la Société des écrivains canadiens 2002
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Prix des écrivains francophones d'Amérique 2001
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Prix du Festival international de poésie de Trois-Rivières 1999
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Finaliste au Prix du Gouverneur général ; Catégorie poésie 1997
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Prix du Festival international de poésie de Trois-Rivières 1989
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Finaliste au Prix du Gouverneur général 1970
:: Du même auteur chez Ville-Marie Littéature
Piano blanc , Les Éditions de l'Hexagone, 2011
Amantes, Les Éditions de l'Hexagone, 1998
Baroque d'aube, Les Éditions de l'Hexagone, 1995
LE Le désert mauve, Les Éditions de l'Hexagone, 1993
Langues obscures, Les Éditions de l'Hexagone, 1992
Suite logique, Les Éditions de l'Hexagone, 1991
Le centre blanc, Les Éditions de l'Hexagone, 1991
Double impression, Les Éditions de l'Hexagone, 1991
Mécanique jongleuse, Les Éditions de l'Hexagone, 1991
French kiss, Les Éditions de l'Hexagone, 1980
Sold-out, Les Éditions de l'Hexagone, 1980
Un livre, Les Éditions de l'Hexagone, 1980
::Entretien avec Nicole Brossard pour «Le désert mauve»
- En quelques mots, comment présenteriez-vous votre livre ?
- C'est un roman ouvert sur plusieurs mondes dont chacun témoigne d'un enjeu : tout d'abord, il y a ma fascination pour la traduction comme pour toute forme de passage, de voyage, de métamorphose. Puis, il y a le personnage de Mélanie, adolescente rebelle et en quête d'absolu, qui est la narratrice du roman et dont la voix est tout à la fois intense et lucide. Et bien sûr, il y a le désert, symbole par excellence du danger, mais où la vie utilise mille et une ruses pour se déployer. Je voulais aussi situer mon roman dans le désert qui fut le témoin de l'explosion des premières bombes atomiques. Le désert mauve, c'est un récit qui intrigue, stimule et apaise le goût du romanesque en nous avec ses personnages, ses dialogues, ses descriptions, ses thèmes, toute chose qui constitue le désir de mieux connaître.
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- Qu'est-ce qui vous a poussée à écrire cet ouvrage ?
- Une fascination pour le désert américain où on a fait exploser les premières bombes atomiques, mais qui est aussi un espace d'une grande beauté, de liberté et de danger. Une fascination pour la traduction qui nous oblige à voyager entre langues et cultures, qui oblige aussi à faire des choix, qui remet en cause l'unilinguisme des sentiments et de l'imaginaire.
J'avais également besoin d'une écriture qui court, lyrique et alerte, mélancolique aussi, je l'avoue. Une écriture rock cachée dans les plis du désir et du voyage.-
- Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?
- Mallarmé, Roland Barthes, Maurice Blanchot, Djuna Barnes, Gertrude Stein et Hubert Aquin.
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- Avez-vous des rituels d'écriture ? Lesquels ?
- J'écris tôt le matin. Et je prends beaucoup de notes, en voyage. Je me fais des listes de mots auxquels je trouve un charme, soit sonore, étymologique ou autre.
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- Quels sont vos projets ?
- Un roman (toujours associé à l'étrangeté en soi et à la traduction. Roman des possibles et du changement continu) et un recueil de poésie. Et j'ai toujours en tête cet essai sur le silence.
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