Pierre Vadeboncœur
:: Notice Biographique
Pierre Vadeboncoeur est né en 1920 à Strathmore. Il a travaillé, entre autres, pour les journaux La Patrie, Le Petit Journal, Le Canada, Le Journal de Rosemont et, en 1950 il reste six mois à l'agence Press News, filiale de Canadian Press. En 1970, peu avant les élections provinciales, l'auteur donne La dernière heure et la première, aux Éditions l'Hexagone/Parti pris. C'est un essai de 75 pages sur les raisons de son option indépendantiste.
L'essayiste qu'est Vadeboncoeur est lauréat de nombreux prix dont le prix de littérature Ludger-Duvernay (1971), Athanase-David (1976) et France-Québec Jean-Hamelin (1984).
:: Résumé de carrière
Essayiste, Pierre Vadeboncœur est né en 1920 à Strathmore, près de Montréal. Licencié en droit de l'Université de Montréal, il occupe divers emplois et pratique brièvement le journalisme avant d'entreprendre une carrière de conseiller technique et juridique à la Confédération des syndicats nationaux (1950-1975). Militant, penseur dans l'action, polémiste, il participe aux mouvements sociaux et aux luttes ouvrières et politiques des trois dernières décennies. Il collabore aux journaux et à plusieurs générations de revues, principalement à
Cité libre, dans les années cinquante, à
Maintenant, où il est membre du comité de rédaction (1968-1975) et, ces dernières années, à
Liberté. En 1976, il obtient le prix David pour l'ensemble de son œuvre.
Dans
La Ligne du risque (1963), qui regroupe des essais antérieurs, la pensée de Pierre Vadeboncœur est déjà dans son mode opératoire: elle avance par opposition, sans craindre la contradiction qui naît de l'événement. Le penseur, réagissant contre l'immobilisme de l'époque, propose l'audace intellectuelle et le pari sur l'avenir; il en appelle au sens «de l'expérimentation et du cheminement», à la dynamique culturelle et sociale, à la liberté créatrice. De
L'Autorité du peuple à
To be or not to be, qu'il s'agisse de son refus radical du capitalisme, de sa conviction indépendantiste, de la contestation fondatrice de la jeunesse, il conjugue l'ardeur du polémiste au diagnostic de l'essayiste, notamment quand il peint, dans
La Dernière Heure et la première, le tableau saisissant du peuple québécois menacé de «génocide en douce» à travers son histoire, et dont il lie le destin à l'urgence de la souveraineté.
Les Deux Royaumes (1978) est un livre-témoin - de même que les suivants - de l'itinéraire d'une conscience confrontée à elle-même et au monde. Constatant les changements intervenus dans sa pensée, Vadeboncœur poursuit une méditation sur notre temps et l'intériorité de l'homme. Face à un présent soudain «déspiritualisé», à l'insignifiance des sociétés actuelles, il
fait le procès d'une certaine modernité, du vide américain et relance les valeurs de la spiritualité, de l'art et de la littérature, ainsi que le débat sur la culture, car celle-ci est «culte de l'âme» et médiation entre le visible et l'invisible.
GAUVIN Lise et Gaston MIRON.
Écrivains contemporains du Québec, l'Hexagone, Montréal, 1998, p. 517-518.
:: Prix et distinctions de l'auteur
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Prix de la revue Études françaises 2003
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Prix Belgique-Canada 1994
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Prix Le Signet d'Or 1993
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Prix Jean-Hamelin 1984
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Grand Prix littéraire de la Ville de Montréal 1979
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Prix Athanase-David 1976
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Prix Liberté 1970
:: Du même auteur chez Ville-Marie Littéature
La dernière heure et la première, Les Éditions de l'Hexagone, 1991
To be or not to be, Les Éditions de l'Hexagone, 1991
Trois essais sur l'insignifiance , Les Éditions de l'Hexagone, 1991
Les deux royaumes, Les Éditions de l'Hexagone, 1991